Le passe-plat digital et Mélanie de Biasio

La bascule digitale, une jolie opportunité d’instaurer un passe-plat vers une transparence totale entre votre organisation et l’ensemble de ses parties prenantes. Employés, fournisseurs, clients. Avec comme cerise sur le gâteau la confiance, qui débouchera sur l’excellence en respectant le flow de chacun-e. Ce flow que Mélanie de Biasio, chanteuse belge étincelante, instaure à chaque concert, les émotions fusent et les larmes ne sont jamais loin. Une oeuvre collective en constant mouvement.  Belle inspiration. https://lnkd.in/ejcCbsU

Le visage humain du numérique ?

Alors vous dites que la technologie n’est décidément pas l’ami(e) de l’homme. Qu’elle va réduire des hordes de travailleurs à l’état de zombie, qu’elle va prendre notre place, nos métiers. Qu’elle permet de torpiller des pans entiers de l’économie via des plateformes gérées depuis des continents lointains. Que les profits qui découlent de la technologie remplissent les poches d’une poignée de milliardaires de la Silicon Valley. Que la technologie nous empêche de nous parler, de nous sentir, de nous contacter. Que les contacts sociaux foutent le camp. Que tout fout le camp devant ce raz-de-marée venu d’ailleurs. Que l’on aura même plus le plaisir de conduire sa voiture, qu’elle sera conduite par cette satanée technologie. Et que tout ceci, ce n’est que le début d’un tsunami qui écrasera tout lors de son passage. Que les robots prendront le pouvoir. Que les humanoïdes feront qu’une bouchée de notre civilisation. Que …

Ces phrases qui volent et tancent l’espace social, on les croise à la boulangerie, au supermarché, dans la rue, à l’arrêt de bus. Elles traduisent la peur de l’inconnu et du gouffre béant qui s’ouvre devant nous. Et ne pas savoir ne fait qu’accentuer ces craintes. Tout cela obéit à une logique trop connue. Sans information nous ne pouvons pas prendre notre destin en main, aucune espace pour une responsabilité quelconque.

Revenons un instant vers cette nécessité de transparence et d’information. Le besoin de savoir, de comprendre. Ce n’est qu’à travers ce chemin que nous sommes en situation de pouvoir démystifier.

Permettez-moi de vous présenter mon conte de fée numérique, rien que ça. Il était une fois un livre blanc, création d’un éminence grise du digital, j’ai nommé Alban Jarry. Ce livre blanc regroupe des contributions de 612 personnes à propos des réseaux sociaux, l’expérience et les pratiques. Je fais partie des heureux élus qui ont été sollicités pour rédiger un texte, je recommande la lecture fortement d’ailleurs, spread the word, c’est offert et ça se trouve ici.

Et en quoi la magie a sa place dans cette aventure ?

Tout d’abord parce que ces textes compilés constituent une grande richesse quant à l’analyse des réseaux, notamment à propos de Twitter et LinkedIn, endroits acclamés par la majorité des auteurs, et de leur utilisation professionnelle.

Ensuite la magie s’est opérée surtout en aval de l’initiative, dans la marge. Fusion d’échanges entre les contributeurs, feu d’artifice de réactions, découvertes en pagaille.

En un rien de temps un endroit que j’ai baptisé « l’anti-chambre » de Twitter, se crée et s’anime. Et me voilà entouré en quelques instants d’une telle quantité d’expertise et d’information que j’en suis resté stupéfait. Une joyeuse bande d’ami-e-s, fusion et co-working, on se retrouve pendant et après les heures de travail.

Marketing, communication, intelligence artificielle, robotique, management, bots, n’en jetez plus. La générosité qui est de mise laisse perplexe et crée des liens instantanés.

Me voilà au milieu d’une toile nouvelle, où chacun apporte, invente, soutient l’autre. Givers and not takers. On parle aussi Ruinart, Westfleteren, et Marius, un Golden Retriever, devenu une mascotte spontanée, crêpes, remèdes contre la grippe …

Puis la lecture et l’écriture dans ce cercle deviennent quotidiennes. Furieuse envie de produire. Des blogs se lancent, des textes évoluent et s’échangent. En provenance d’acteurs en passe de devenir des amis, lointains ou proches. Que l’on peut rencontrer au détour d’un café à la Gare du Nord, à Madeleine, à Toulouse, Lyon, Marseille. Je pense soudainement à Wim Wenders, immense réalisateur, et son film intitulé ‘Close, so far away’. Et son inverse devient vrai : ‘Far away, so close’.

Formidable essor #612rencontres. Des constructions se font. Des nouvelles initiatives. De la richesse intellectuelle, de la valeur ajoutée, et de la chaleur ajoutée, de la solidarité.

Je suis réellement émerveillé et impressionné par la force de frappe digitale de cet îlot créatif.

Il y a quelques années j’ai reçu une demande de participation à une exposition photo au musée ‘De Kunsthal’ à Rotterdam. Ma passion modeste épinglée sur les murs de ce temple de l’art contemporain, un cliché pioché dans le hasard du quotidien. (voir illustration ci-dessus) Une banalité digitalisée. Là aussi, les réseaux ont foisonné et fonctionné. Ils rapprochent l’humain, quoi qu’on en dise. Et vous savez quoi ? Je n’étais pas peu fier quand j’ai visionné mon oeuvre IRL au musée 😉 Et merci à la merveilleuse app Hipstamatic.

Le digital, au cœur il y a l’humain, toujours et encore. Il faut débusquer, trier, patienter. C’est l’humain qui fait la technologie et non pas l’inverse. Parole de la team #612rencontres !

Henri van de Kraats